L'année dernière, j'ai fait un burn-out.
Pas un de ceux qui arrivent d'un coup, mais celui qui s'installe lentement — quand on jongle entre plusieurs projets entrepreneuriaux, qu'on dit oui à tout, qu'on s'oublie en chemin. Mon corps a fini par dire stop avant que ma tête ne le décide.
Ce qui me fascine encore aujourd'hui, c'est que je pratiquais déjà le yoga et l'art-thérapie à ce moment-là. J'avais mes certifications, je tenais des séances. Mais c'est seulement dans cet épuisement que j'ai compris à quel point je les avais traités comme des sujets de plus à maîtriser — pas comme des espaces pour respirer.
Quand j'ai vraiment ralenti, ces pratiques sont devenues autre chose. Le yoga, c'est devenu écouter mon corps au lieu de le pousser. L'art-thérapie, c'est devenu mettre sur le papier ce que je n'arrivais plus à dire. Le son, c'est devenu un endroit où me laisser bercer.